Les conséquences en Asie centrale du retour des talibans au pouvoir

📍 Briefings de l’IFRI du 26 octobre 2021

Les républiques d’Asie centrale – le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan – se positionnent différemment par rapport aux Talibans, qui ont repris le pouvoir à Kaboul le 15 août 2021.

L’ensemble des pays centrasiatiques négocient avec les nouvelles autorités afghanes – selon des degrés de coopération plus ou moins poussés – à l’exception du Tadjikistan, qui refuse tout dialogue.

Plus que les Talibans, ce sont les groupes djihadistes implantés en Afghanistan, où ils sont inféodés soit à l’État islamique – Province du Khorassan (EIPK), soit à Al-Qaïda, qui font peser une menace sécuritaire directe sur les républiques d’Asie centrale.

Le bouleversement géopolitique auquel on assiste dans la région soulève des interrogations autour du rôle que peuvent jouer les organisations sécuritaires régionales : l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), dominée par la Russie, et l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui regroupe toutes les puissances régionales.