D’un Berdymoukhamedov à l’autre. Contexte et enjeux de la transition au Turkménistan – Briefings de l’Ifri, 8 mars 2022

Le 11 février 2022, Gourbangouly Berdymoukhamedov a annoncé son départ de la présidence de la République du Turkménistan.

  • Le 12 mars se tiendra à Achkhabad une élection présidentielle anticipée dont la victoire semble promise au fils du chef de l’État, Serdar Berdymoukhamedov.
  • Gourbangouly Berdymoukhamedov a néanmoins déclaré vouloir se maintenir à la direction du Sénat, préfigurant au sommet de l’État turkménistanais une dyarchie en apparence criante de ressemblance avec la double présidence assurée au Kazakhstan par Noursoultan Nazarbaïev et Kassym-Jomart Tokaïev, entre 2019 et 2022.
  • En tout état de cause, le pays le plus fermé d’Asie centrale – par ailleurs en proie à une crise protéiforme – va connaître son troisième président en l’espace de trente ans, dont il n’est pas acquis qu’il s’émancipe de son prédécesseur, sur la scène nationale comme hors de ses frontières.

De Michaël Leyvstone, chercheur au Centre Russie/NEI de l’Ifri.

Rencontre avec le Directeur de l’Institut français du Turkménistan

Le Président de FRANCE-TURKMENISTAN, christian BOURDEILLE, s’est entretenu avec Monsieur Romain GOUVERNET, Directeur de l’Institut français du Turkménistan à Achgabat afin d’échanger sur les possibilités de faire rayonner encore plus la France avec son histoire et sa culture au TURKMENISTAN. Le président de FRANCE-TURKMENISTAN  a félicité le Directeur de l’Institut français pour ses initiatives et ses réussites comme témoigne une fréquentation de l’Institut toujours plus grande de turkmènes. Une très belle réussite que FRANCE-TURKMENISTAN se doit de saluer car l’Institut français est le cœur vivant de la relation culturelle entre la FRANCE et le TURKMENISTAN.

Les conséquences en Asie centrale du retour des talibans au pouvoir

📍 Briefings de l’IFRI du 26 octobre 2021

Les républiques d’Asie centrale – le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan – se positionnent différemment par rapport aux Talibans, qui ont repris le pouvoir à Kaboul le 15 août 2021.

L’ensemble des pays centrasiatiques négocient avec les nouvelles autorités afghanes – selon des degrés de coopération plus ou moins poussés – à l’exception du Tadjikistan, qui refuse tout dialogue.

Plus que les Talibans, ce sont les groupes djihadistes implantés en Afghanistan, où ils sont inféodés soit à l’État islamique – Province du Khorassan (EIPK), soit à Al-Qaïda, qui font peser une menace sécuritaire directe sur les républiques d’Asie centrale.

Le bouleversement géopolitique auquel on assiste dans la région soulève des interrogations autour du rôle que peuvent jouer les organisations sécuritaires régionales : l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), dominée par la Russie, et l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui regroupe toutes les puissances régionales.

Première visite de Sadyr Japarov, président du Kirghizistan, au Turkménistan : les points à retenir.

Sadyr Japarov, président de la République kirghize, s’est rendu le 27 juin 2021 à Achgabat, en visite officielle auprès de son homologue turkmène Gurbanguly Berdimuhamedov. Lors de son arrivée à l’aéroport, un accueil chaleureux lui a été réservé, marquant la proximité des relations entre les deux pays centrasiatiques. Au programme de ce déplacement de deux jours, la signature de nombreux accords interétatiques notamment dans le cadre du renforcement du dialogue entre Achgabat et Bichkek, mais aussi des discussions à propos du renforcement du commerce bilatéral

.En effet, depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1992, de nombreux accords ont été signés, dans les secteurs économique, culturel, commercial ou politique; soulignant les bons rapports entre les deux pays depuis lors. Cette rencontre avec le nouveau président kirghiz marque donc la volonté de pérenniser la coopération entre les deux États.

Cette rencontre est aussi l’occasion pour les deux présidents de s’accorder sur une politique commune et d’assurer leur soutien mutuel à l’échelle régionale et internationale dans le cadre d’organisations telles que les Nations Unies ou bien la Communauté des Etats Indépendants.

Enfin, Berdimuhamedov compte faire de cette visite un moyen de faire connaître les acteurs économiques des deux États et de favoriser les partenariats commerciaux.

Le Président turkmène voit dans la coopération économique avec le Kirghizistan “un potentiel solide”.Ainsi, cette rencontre apparaît prometteuse en ce qui concerne de nouveaux accords d’association dans divers champs entre Achgabat et Bichkek.

Par Guilhem Sarraute

Source : https://turkmenportal.com/blog/37687/prezident-kyrgyzstana-pribyl-s-oficialnym-vizitom-v-turkmenistan?fbclid=IwAR11XtoRPLOX9ulnfICL5qxZSH-TXSq3AtqcTHIw-nT32WCztTIohRsKe-I

Le Turkménistan, leader des exportations de gaz vers la Chine.


Selon Interfax et les statistiques des douanes chinoises, le gazoduc turkmène reste au 2ème trimestre 2021 reste le numéro un en terme de volume de gaz exporté vers la Chine. Le Turkménistan continue de conserver une position leader dans ce domaine.
En avril 2021, la Chine a acheté environ 4,2 milliards de mètres cubes, dont près de 2,6 milliards de mètres cubes de gaz en provenance du Turkménistan. Parmi les autres pays fournisseurs se trouvent la Russie (487 mètres cubes), le Kazakhstan (617 millions de mètres cubes), le Myanmar (318 millions de mètres cubes) ainsi que l’Ouzbékistan (229 millions de mètres cubes).
Dans le même temps, malgré une hausse des prix au 2ème trimestre 2021 (jusqu’à 148 dollars les 1 000 mètres cubes), le « l’or bleu » de Russie reste le plus abordable. D’autres exportateurs ont exporté leur gaz à des prix plus élevés, comme le Turkménistan – 216 $, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan – 179 $, et le Myanmar – 347 $.
Source : interfax.ru, photo : turkmenistan.gov.tm

https://arzuw.news/turkmenistan-uderzhivaet-liderstvo-po-jeksportu-truboprovodnogo-gaza-v-kitaj

Un seul avion Su-25 « Scorpion » exporté par la Géorgie au Turkménistan !

Entré en service au sein des forces soviétiques au début des années 1980, la production de l’avion d’attaque Su-25 fut confiée à l’usine aéronautique de Tbilissi, en Géorgie (TAM – Tbilisi Aircraft Manufacturing). 

Le modèle de base Su-25 a été décliné en une variante d’exportation commerciale, connue sous le nom de Su-25K (Komercheskiy). Cette version réservée à l’exportation différait de la version de l’armée de l’air soviétique par certains détails concernant l’équipement interne. 

En 2001, un prototype du Su-25K a été modernisé par l’entreprise aéronautique géorgienne de Tbilissi (TAM) en collaboration avec la société israélienne Elbit Systems. Ce Su-25K modernisé a été baptisé Su-25 KM (Kommercheskiy Modernizirovannyy) ou Su-25 « Scorpion ». Doté d’une avionique moderne, cet appareil était surtout compatible avec les standards de l’OTAN. 

Le prototype du Su-25KM fit son premier vol d’essai en avril 2001. Néanmoins, cette initiative fut loin de remporter le succès escompté à l’export puisqu’un seul exemplaire du Su-25 Scorpion a été livré au Turkménistan en 2004 en guise de paiement d’une dette gazière. 

Ce programme aura largement été contraint par les pressions exercées par Moscou. Depuis le conflit russo-géorgien de 2008 qui a vu la Géorgie perde le contrôle des deux régions séparatistes de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie, Tbilissi demeure en effet sous embargo russe. Ce dernier lui empêche notamment de se fournir en pièces détachées auprès de Moscou, ce qui complique les programmes de modernisation que la Géorgie entreprend sur des appareils de conception soviétique. 

La conception du Su-25 a été stoppée à la fin de l’année 2010. A cette époque, 12 Scorpions avaient été produits. Néanmoins, les forces aériennes géorgiennes n’ont jamais cessé d’utiliser les versions classiques des Su-25. La version Scorpion était d’une part trop couteuse et d’autre part réservée à l’exportation. 

Par : Eugénie DAVI